Jour 2 – Leaving Las Vegas

Les néons et les casinos, c’est bien symathique, mais il va falloir songer à rouler un peu. Devant l’hôtel, il y a toujours des voitures improbables.

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Ca commence plutôt mal, le loueur doit venir nous chercher à l’hôtel, mais nous ne le voyons pas venir. Nous commençons à trouver le temps long. Un coup de fil pour voir s’il ne nous a pas oublié, nous tombons sur un standard téléphonique avec un message d’accueil du genre « pour être mis en relation avec un conseiller, faites le 1« , mais en Anglais, débité à toute vitesse avec un accent improbable (à croire que le message a été enregistré avec un chewing-gum de 2kg dans la bouche), c’est beaucoup plus compliqué. Sens du service à l’Américaine, devant notre air dépité, le bagagiste devant l’hôtel nous propose spontanément son aide. Il appelle pour nous, le loueur est un peu surbooké, mais pas de souci, comme la navette ne peut pas venir, il nous propose de faire le trajet en taxi, puis de nous rembourser.
Le temps de remercier notre sauveur en lui glissant un petit billet (on s’est vite habitués à la culture du pourboire), nous voilà partis. Même pas 15 minutes de route, et nous arrivons devant le bureau d’EagleRider. Difficile à louper, vu le nombre de motos garées devant.

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Un tour à l’accueil pour les paperasseries administratives, et de prendre un casque. Le choix est plutôt réduits, on devra se contenter de casques bols dont la protection en cas d’accident doit être toute relative.
On fait le tour du propriétaire, l’employé Eaglerider nous montre comment ça marche, ma foi plutôt comme une moto normale 🙂 Je note quand même la présence d’un autoradio et d’un régulateur de vitesse.

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Nous prenons possession d’une Electra Glide quasi neuve, seulement 4200 miles au compteur, immatriculée en Floride. Rien que ça, c’est déjà exotique. Un petit tour de parking pour cerner la bête, on charge les bagages (tout rentre, ouf) et c’est parti, lâchés dans la nature et les highways à 28 voies, au secours! On se demande quand même ce qu’on fait là, et si tout cela est bien raisonnable 🙂
La moto se manie plutôt bien, à l’arrêt j’arrive même à la déplacer en étant assis dessus (il faut pousser un peu fort sur les jambes, mais ça va). Je ne l’ai pas encore tout à fait en main, notamment lors des demi-tours serrés ou je ne suis pas encore bien franc, mais ça va venir. Enfin j’espère.

Vu que nous sommes livrés à nous même, il faut bien survivre, alors immersion immédiate dans la culture US, direction un Wallmart pour faire quelques courses. On en profite pour acheter un GPS, on pouvait l’avoir en location sur la moto, mais pour quasiment 400$… Alors que ça vaut beaucoup moins cher à l’achat. On achète un Tomtom 335 XL pour 99$, soit 61€… N’étant pas spécialistes, on ne sait pas trop que ce que ça vaut, on a pris le moins cher, on lui demande juste de nous guider dans les grandes villes. Ailleurs peu importe, c’est tout droit 🙂
Donc 1er repas à l’arrache sur un parking. A l’ombre, car il fait encore plus de 40°C.

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Je constate que le filtre à huile est personnalisé, avec un dessin fait au feutre blanc. Amusant!

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Au programme aujourd’hui, une petite étape pour se mettre en route, 200km entre Las Vegas et Beatty.
Et vous savez quoi? C’était bien chiant 🙂 200km en ligne droite, à 55, 65, ou 70mph selon les tronçons. Pour ça, la Harley est royale. Calée en 6ème (une sorte d’overdrive en fait), elle glougloute tours, et on avale ça dans un confort… Valou est déjà fan! C’est vrai que le confort est digne d’un canapé. Je joue un peu avec le régulateur de vitesse, c’est bien pratique.
Par contre, truc bizarre, je respecte scrupuleusement les limitations, vu qu’on m’a dit que les Américains ne rigolaient pas avec ça. Et en fait, je bouchonne tout le monde. Sur les 2x 2 voies, je me fais même doubler par les camions (qu’ils sont beaux d’ailleurs!)

La route est poussiéreuse, il n’y a quasiment rien. Nous traversons le désert du Nevada. Nous nous pinçons encore pour le croire.

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De temps en temps une station service

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On longe un endroit assez connu…

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Ils en sont fiers 🙂

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Encore une station service, perdue au milieu de nulle part.

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Par contre les casques sont limite quand même 🙂 On espère ne pas avoir d’accident 🙂 Foulard sur la bouche, pour traverser ce désert. Le vent est assez fort, il y a du sable, des buissons, du sable, des buissons…et il fait tellement chaud qu’on a l’impression que l’asphalte fond sous les roues.
La, c’est Valou, mais il faut le savoir 🙂

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On arrive au motel Stagecoach de Beatty, le choc est rude, passant d’un méga hôtel de Las Vegas à un motel perdu dans un trou en plein désert, ça change un peu, mais il faut tout tester!

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Vu que nous sommes arrivés relativement tôt, nous repartons peu avant le coucher du soleil pour aller acheter le pass pour entrer dans le parc national de Death Valley, qui n’est qu’à une dizaine de minutes de route. Vu que nous avons prévu d’y entrer très tôt, nous ne savons pas si nous pourrons acheter le pass, ni comment ça marche. On profite d’y aller maintenant, en reconnaissance.
La route est magique, plus particulièrement sous cette lumière.

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Le panneau marquant l’entrée de la Vallée de la Mort

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Évidemment on pose pour la postérité, et pour faire enrager les amis et collègues 🙂

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Sans oublier de faire l’idiot évidemment

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La moto semble ici dans son élément

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A part nous, personne, juste le silence, et le vent chaud du désert.

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Nous sommes bien, nous pourrions rester des heures à contempler le paysage.

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Deux collègues m’avaient demandé de leur ramener un cadeau, un caillou. C’est chose faire, Anne-Elyse et Marie, voici la preuve que le caillou que je vous ai ramené vient réellement de Death Valley, et que je ne l’ai pas ramassé sur un chantier à côté du bureau 😉

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Retour au motel, le temps de faire le plein, pour la première fois aux Etats-Unis, et de comprendre comment ça marche 🙂 Soit on paye par carte bleue, soit en cash. Dans ce cas, il faut aller voir le pompiste AVANT de faire le plein en lui donnant un billet pour qu’il débloque la pompe, puis on revient récupérer la monnaie. Ce premier plein ne coutera pas une fortune, environ 0.60€/L 🙂

Direction le fast-food Subway -c’est la même chose qu’en France, ne venez pas exprès pour ça- . En choisissant notre sandwich, nous remarquons que les clients derrière nous parlent Français. On sympathise rapidement, c’est un jeune couple de Toulouse qui fait à peu près le même trip que nous, en voyage de noce. Sympa! Ils ont aussi une Electra Glide, mais grise, et sont plutôt vers la fin de leur voyage. On partage nos impressions, et ils nous racontent un peu leur voyage, sans trop en dire pour nous laisser la surprise.

Le motel est confortable, la chambre très spacieuse, seule la déco est un peu vieillotte, mais ça reste très correct! C’est sans commune mesure avec les hôtels de chaine en France.

Le trajet du jour

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