USA 2011- Préambule

GROS projet pour 2011. Après avoir mis des sous de côté pendant quelques temps, hésité presque aussi longtemps, nous nous sommes jetés à l’eau début Janvier 2011.

Nous avions fait établir des devis par des tour-operators spécialisés, devis qui variaient entre chers et très chers. En creusant un peu, nous avons remarqué que les hôtels étaient systématiquement de « catégorie supérieure ». Décidant que nous n’avions pas forcément besoin d’hôtels luxueux, nous avons décidé de tout organiser par nous-même. Par souci de liberté aussi, nous n’avons pas envie de suivre un groupe, constitué de gens que nous ne connaissons pas, et dont on ne sait pas comment ils peuvent réagir loin de chez eux. Pas envie non plus d’aventure sous perfusion, nous nous moquons gentimment des gars qui se la racontent au retour avec leur trip « Easy Rider », alors que les bagages et provisions suivaient dans des pickups 🙂

Nous demandons aux amis proches s’ils voudraient bien nous suivre, les réponses sont unanimes, oui évidemment, mais les contraintes sont lourdes, que ce soit en budget, ou en jours de congés, ou les deux à la fois. Donc au final, nous partons juste à deux, avec une moto.

Première étape, réserver les billets d’avions. Il est plus avantageux pour nous de partir de Bruxelles. Concernant la ville d’arrivée, peu importe. Le choix se portera sur Las Vegas.

voyage

Ca, c’est fait. Maintenant, il est trop tard pour reculer.

Le trajet est assez facile a définir, il suffit de s’inspirer des circuits existants proposés par les tour-operators, qui sont de toutes façons identiques à 95%. Les sites à voir sont les mêmes, il n’y a pas 150 routes pour y aller. Nous comptions faire une boucle Las Vegas-San Fransisco-Los Angeles-Las Vegas, mais la proximité des choses à voir nous a poussé à rester 3 semaines, et à prolonger le parcours par une grande boucle à l’Est de Las Vegas pour visiter quelques parcs nationaux.

Maintenant que le trajet est fait, il faut trouver un véhicule. Il est compliqué d’amener la GSXF là bas. Même si c’est possible, ça n’est financièrement pas intéressant pour une si courte durée:

  1. Par l’avion, c’est cher, et contraignant. De plus, Moto = « produit dangereux », à cause de l’essence, de la batterie, etc etc…et importer un « produit dangereux » aux Etats-Unis post-11 Septembre, c’est assez compliqué.
  2. Par bateau, c’est un peu moins cher, mais encore plus contraignant. Il faut trouver le transporteur qui accepte de prendre un si petit « colis » dans son immense cargo, apporter la moto dans un port (Le Havre, Anvers, Rotterdam…)… Et surtout, elle arrivera sur la côte Est, alors que nous voulons faire l’Ouest. Et pour finir, le transit par voie maritime est long, et ça fait immobiliser la moto plusieurs semaines.

Bref, la solution d’amener sa propre moto est valable uniquement pour les longs séjours.

Donc plan B, la location sur place. Mais si on va aux USA, ce n’est pas pour rouler en Suzuki, en Honda ni en BMW, nous sommes bien d’accord. Donc location d’une Harley Davidson!
En cas de pépin technique, dépanner une Harley aux USA ne doit pas être un gros problème, et surtout on parle la langue. Avec le recul, il était plus risqué de partir en Croatie.
Nous passons donc par Eaglerider, qui est LE plus gros loueur de moto des États-Unis. Vu que nous serons en autonomie, nous choisissons une Electra Glide, le vaisseau amiral de la gamme, qui offre la plus grand capacité de chargement. Problème, elle fait quasiment 400kg, soit presque 2x plus que ma GSXF habituelle. Nous prenons toutes les assurances possibles et imaginables, afin d’être totalement couverts en cas de pépin. Surtout avec les Américains très procéduriers, il suffirait de rouler sur le pied de quelqu’un pour se voir réclamer des dommages et intérêts faramineux. Ça coûte un bras, un œil, et la peau des fesses, mais au moins on est tranquilles.

Pour la paperasserie et l’administratif:

  • Le permis de conduire Français suffit, pas besoin de permis international.
  • Renouvellement du passeport pour en avoir un biométrique.
  • Demande « ESTA », l’autorisation de séjour sur le territoire Américain. il faut répondre à quelques questions comme « Venez vous aux Etats-Unis d’Amérique dans le but de commettre des actes délictueux? ». Il suffit de répondre non, et on est accepté 🙂
  • Changement de la carte bancaire par une carte « Premier », qui offre des garanties supplémentaires d’assurances. C’est toujours bon à prendre aux Etats-Unis.

Afin de voir un peu la moto de près et d’estimer sa capacité de chargement, nous rendrons visite à la concession Harley-Davidson de Lille. Devant l’indifférence générale des vendeurs, nous tournerons longuement autour d’une Electra Glide bleue trônant dans le show-room. Finalement, c’est un client de la concession, président d’un club Harley local qui s’occupera de nous (…). Il demandera même à un vendeur de nous ouvrir les valises de la moto. 2 valises d’environ 30L, et surtout un Top case de 110L (!), ce devrait être OK.

Les hôtels sont tous réservés en avance. Alternant entre motels de chaine et palaces, nous visiterons un large panel d’hébergements 🙂 Pour le lodge à côté de Yosemite, je réserverais en Février la dernière chambre disponible! Certains secteurs touristiques sont visiblement très prisés…

L’intégralité du voyage est organisé, il n’y a plus qu’à attendre. C’est long, et entrecoupé de montées de stress. Le volcan Islandais qui avait bloqué tout le trafic aérien semble vouloir se réveiller, mais c’est juste une fausse alerte. Puis une semaine avant le départ, une grève se déclare à l’aéroport de Bruxelles, et « notre » vol n’est pas parti. Un accord est trouvé, la grève s’arrête. Mais tant qu’on ne sera pas dans l’avion, et que celui-ci n’aura pas décollé, nous ne serons pas 100% tranquilles.

J -1

Le vol est à 10h45 du matin, mais il faut être à l’embarquement entre 2 et 3h avant. Pour éviter de se lever à l’aube et de stresser sur la route, nous décidons de dormir la veille sur Bruxelles, non loin de l’aéroport, et de nous y rendre en train. Le trajet Lille-Bruxelles est rapidement fait.

A la gare Lille-Europe

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Les bagages pour 3 semaines. Pas grand chose, nous avons pris à peu près une semaines de fringues, nous laverons sur place.

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Nous échangeons nos Euros en Dollar, pour ne pas avoir à courir après un bureau de change là-bas. Une fois sur place, nous retirerons directement du cash aux distributeurs.
Le parcours en Eurostar se passe sans encombre, puis nous prenons un train de banlieue pour rejoindre l’hôtel.

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Nuit difficile, le stress monte 🙂

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