Le long de la Baltique
Après une bonne nuit, il est temps de remballer le matériel.
Après une nuit un peu fraîche, bonne surprise le matin en ouvrant la tente: il n’y a plus de vent, et les nuages ont disparu. Petit déjeuner au bord du lac
Étape tranquille aujourd’hui, nous n’avons pas d’objectif particulier à atteindre, mis à part la visite de la fabrique de chevaux de Dala. La route est belle, mais les paysages sont relativement monotones. Une foret…
Soit c’était la fatigue du trajet, soit le lit qui était top, soit les deux à la fois, mais nous avons passé une excellente nuit. J’ai souvenir d’avoir très mal dormi lors de traversées vers/depuis la Corse…
Nous sommes réveillés peu avant 7h par l’appel de l’équipage, indiquant l’arrivée prochaine à Göteborg. « Prochaine », on a encore le temps, le débarquement est prévu à 9h. Le temps de se rendre sur le pont pour admirer l’approche des côtes Suédoises.
Déception: le pont est trempé, il a bien du pleuvoir durant la nuit, et les nuages sont bas…
(Jodie – Les Innocents)
Rien de bien passionnant pour ces deux journées, qui consistent à tracer par l’autoroute pour rejoindre Kiel, à 780km de la maison. Vu qu’un mois de congés c’est déjà beaucoup, c’est en plus difficile de prendre son Vendredi pour faire la route. Nous couperons donc la poire en 2, et je pourrais poser mon Vendredi après midi. Donc matinée rapide au boulot, évidemment l’esprit déjà bien loin!
A 12h00 pétante, éjection, retour à la maison, pour charger les bagages déjà faits la veille (et même depuis presque 1 semaine pour certains)
Cap au Nord! Après les USA l’an passé, nous décidons de faire le deuxième voyage que le motard se doit de faire, la Scandinavie! L’approche sera un peu différente:
– Nous partons avec notre moto, chargée comme une mule
– C’est plus ou moins à l’arrache, nous allons réserver peu de choses.
Le trajet est par conséquent assez flexible, même si on a déjà noté ce qu’on devait voir. Les objectifs:
Si nous faisons tout ça, la mission sera considérée comme réussie. Le reste ne sera que du bonus.
Bin? Et le Cap Nord?
LA question que nous nous sommes posé plusieurs fois. Même si ça peut faire bondir certains d’aller si loin et de ne pas pousser jusqu’au Cap Nord, nous avons volontairement choisi de ne pas le faire. Lorsque nous serons au plus haut du voyage, vers Abisko, le trajet jusqu’au Cap Nord représente encore un « petit » détour de 2000 kilomètres… N’ayant pas prévu de passer les vacances la tête dans le guidon, nous préférons nous poser quelques jours aux Lofoten. Les guides, et les récits de ceux qui en reviennent sont unanimes: c’est une arnaque à touristes.
On peut en fait distinguer deux types de personnes: ceux qui y sont allés, et qui disent que ce n’est pas la peine. Et ceux qui n’y sont pas allés, et qui disent qu’il faut y aller 🙂 Vu que rien ne remplace l’expérience, nous n’y allons pas. On verra au retour si on regrette ou pas ce choix.
L’organisation est un peu plus compliquée que pour les États-Unis. Les sites sont disséminés à peu près partout, et moins célèbres. Aux USA, Monument Valley ou le Grand Canyon, c’est clairement identifié, c’est incontournable et il n’y a pas 50 routes qui y mènent. La Scandinavie, c’est moins connu, et visiblement chaque endroit est magnifique. Et plus nous lisons des comptes-rendus ou des blogs, plus c’est compliqué de choisir. Nous ne savons pas trop nous décider sur le sens du parcours. Après une intense réflexion, nous allons monter par la Suède, et descendre par la Norvège, le tout sur un mois. Une fois cette décision prise et les dates arrêtées, l’organisation s’accélère.
Pour reprendre l’histoire dès le début, ça se passe ici: https://toudisenvadrouille.com/2011/06/14/usa-2011-preambule/
Avant de dresser un bilan, nous laissons passer plusieurs jours afin de redescendre sur terre et essayer d’avoir à nouveau un regard objectif.
Évidemment, nous pourrions vous saouler avec des commentaires du genre « incroyable », « merveilleux », « voyage de rêve » et cumuler tous les superlatifs. Oui, c’est le Grand Ouest Américain, tout le monde se doute que c’est grandiose. En effet, c’est effectivement le cas. Voilà.
Lever matinal, le stress de rater l’avion est toujours là avant un départ. Le temps de sauter dans un taxi, et de discuter avec le chauffeur, originaire d’Europe de l’Est, un Slovaque. On lui parle de notre voyage, qu’on a adoré les Etats-Unis, et que ça doit être sympa de vivre ici. Il nous sort une jolie phrase que nous avons gardé en mémoire: « Il ne faut pas confondre tourisme et immigration »…